In The Name Of God


Je peux interrompre la course de la terre.
J'ai fait partir les voitures bleues.
Je peux me rendre invisible ou minuscule.
Je peux devenir gigantesque et atteindre les choses les plus lointaines.
Je peux changer le cours de la nature.
Je peux me situer n'importe où dans l'espace ou le temps.
Je peux appeler les morts.
Je peux percevoir ce qui se passe sur d'autres mondes, au plus profond de mon esprit et dans l'esprit des autres.
Je peux.
Je suis.
Jim Morrison




Setlist LLR 09

Une chaude nuit d'été à Barcelone, une salle comble. 17.000 personnes, un Brouuuce et son E Street en grande forme..un dvd “Magic”. Pendant 3h le natif du New Jersey montre qu'il est bel et bien The Boss comme le considérait Jon Landau :”I saw rock & roll future and it's name is Bruce Springsteen”.
Sonné, fatigué, tant l'énergie est communicative, Springsteen est grand et le E Street Band aussi. Tout y passe, émotion ( You are Missing, Into The Fire, My City Of Ruins, Empty Sky..), puissance ( Born in The USA version full band magistrale, intro légendaire, voix raucailleuse du Boss tout est là ). Un Dancing In the Dark déjanté, et le band à la fin du morceau jubilant et éssouflé, surprit de la performance qu'il vient d'offrir. Mention spéciale à Max Weinberg le batteur métronome de grande classe au brushing parfait au bord de la crise cardiaque derrière ses fûts après Born in The USA, Born To Run et Ramrod. Sur Spirit In the Night Springsteen manque les paroles et en rigole avec le public et rien que ça c'est beau… Chaque membre du E Street trouve sa place et s'accorde parfaitement avec un plaisir non dissimulé. Patti Scialfa la femme du Boss est sublime, les deux guitaristes Steven Van Zandt et Nils Lofgren de grands bonhommes et The Big Man Clarence Clemmons un saxophoniste adulé et respecté. Le public espagnol est exceptionnel et se fait entendre sur tout le concert, la réalisation sonore est bien réstituée donnant cette impression d'y être.
Vraiment un grand concert bien réalisé sans strass et paillettes que du “folk song country blues”, que du vrai que du Boss, l'étoile pas la star.


L'arrivée au Castle Café à des airs de scénario à la Kubrick : le concert est présenté dans la bonne vieille campagne normande dans un château splendide rappelant les ambiances de la fameuse secte dans Eyes Wide Shut…

Concert prévu à 21h, à l'affiche Sojo Glider en première partie un des seuls groupe français à pouvoir se targuer d'avoir enregistrer un album à New York avec le producteur Malcom Burn (Patti Smith, Bob Dylan, Iggy Pop…), le style passe du pop/rock à l'indie monté par les deux frères Sojo, Arno à la guitare/chant et David à la basse. Après quelques verres et quelques inquiétudes le concert débute enfin à 23h. Le son des instruments est impressionnant pour une salle privé. On regrettera le trop fort volume de la batterie masquant trop la voix. La pop des frères Sojo a des allures de rock psychédélique et le tout est envoyé sans bavures en morceaux très courts n'excédant pas 3 minutes. Technique impressionnante d'un Arno Sojo à la guitare, on aurait préféré avoir plus de présence dans sa voix comme dit précédemment. Au synthé, Zoupi Levaski aux allures de jeune première exécute avec monotonie ses notes. A la basse David Sojo maîtrise parfaitement son instrument. Le bilan est mitigé, on restera marqué par la force de frappe du batteur Laurent d'Alessio qualifiée même d'un peut trop “bourrin” par la jante féminine préferant le feeling à la force. L'envie de bouger et de taper du pied n'étant pas de mise je me retrouve en mauvaise situation après avoir promis une soirée inoubliable..

La deuxième partie est comme un soulagement, The Morse regroupement du groupe Sojo Glider avec le bassiste Jean-Did Tombolahy avec Laurent d'Alessio au chant est impressionnant de justesse. Le groupe propose des reprises de The Police. En se laissant prendre au piège on ferme les yeux et on s'imagine le trio Sting, Summer, Copeland..on s'y croirait. Magique.